Suite à la mise en lumière d’irrégularités sur un match de Ligue 2 entre Bastia et Clermont-Ferrand par la société Federbet, qui étudie les flux financiers liés aux paris sportifs, l’ARJEL et la Ligue de Football Professionnel ont réagit dans un communiqué commun sur les soupçons de matchs truqués en France.
300.000€ ont été misés sur des sites étrangers sur le match de Ligue 2 qui a opposé Bastia à Clermont-Ferrand. Des montants anormalement élevés pour une rencontre de ce niveau. Pour autant, les deux institutions ont rappelé que ce match n’était pas ouvert aux paris dans l’hexagone. « L’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) et la Ligue de Football Professionnel (LFP) s’étonnent des déclarations du Député Européen Marc Tarabella et de la société Federbet concernant les soupçons de matchs truqués en France. L’ARJEL et la LFP rappellent que ces matchs n’ont pas été proposés aux paris en France, le championnat national n’étant pas support de paris et le match de Ligue 2 entre Bastia et Clermont ayant été retiré en vertu des textes qui gouvernent l’ARJEL car il était sans enjeu suffisant pour être ouvert aux paris Ces matchs n’étaient donc pas contrôlés par l’ARJEL », soulignent les deux institutions. « S’il apparaît que des montants de paris anormaux ont été misés sur certains sites étrangers, il est regrettable que ces informations n’aient pas été communiquées aux institutions concernées. Aujourd’hui, l’ARJE L et la LFP demandent à ces sites de communiquer sans délai les éléments dont disposerait la société Federbet afin de permettre à la LFP d’engager, le cas échéant, les procédures qui s’imposent et de se porter partie civile. Dans le cas contraire, la LFP se réserve le droit d’attaquer Federbet en diffamation », ajoutent-elles.
Selon l’ARJEL et la LFP, ces affirmations ne sont pas fondées sachant que des mesures extrêmement strictes ont été prises en France pour lutter contre les manipulations sportives et lutter contre la fraude en collaboration étroite avec la police des jeux. A cet égard, les deux institutions soulignent qu’il est impératif de réserver les informations sur des alertes éventuelles aux autorités judiciaires, afin de de ne pas nuire au bon déroulement des enquêtes.